13/07/2008

A deux doigts d'écrire la dernière ligne

Je l'ai échappé belle. Je viens de faire un infarctus à 63 ans et demi. J'avais un peu négligé ce blog et je pense que c'est le bon moment de revenir à mes souvenirs. Mais j'ai tellement d'anecdotes à raconter que je me dis que je devrais un peu les écrire en vrac sans trop de suivi chronologique si je veux parvenir à raconter ne fut-ce qu'une petite partie. Si cela pouvait intéressé mes petits enfants. Je vais essayer d'être plus régulier

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04/06/2006

Le courrier

La première chose qui me choqua dans cette institution fut quand je me rendis compte que le direction comptait le nombre de lettres que recevaient les élèves. Ce n'était pas une impression, car le directeur se permit de faire une remarque devant toute la classe à l'un de mes condisciples à qui la fiancée écrivait chaque jour. Je fis bien sûr remarquer tout haut mon mécontentement. Cette première incartade ne fut même pas relevée ; les dirigeants de l'institution ayant peut-être à l'esprit ce proverbe populaire : "c'est par le silence que l'on répond aux imbéciles" et pour eux bien sûr, l'imbécile, c'était moi

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03/06/2006

J'avais d'autres idées

Je ne me voyais pas encore dans la vie active. Je n'avais pas tout à fait 18 ans. Et j'avais vraiment envie de faire des études de théologie. A ce moment-là, je fréquentais une église affiliée aux Assemblées de Dieu (mouvement pentecôtiste). J'avais réussi à décider mes parents de me laisser entrer dans un Institut Biblique qui se trouvait à quelques kilomètres de la maison. Bon gré, mal gré, mes parents, qui n'avaient aucune opinion religieuse (c'est plus exact que de les déclarer vraiment athées), mon laisser suivre mon chemin en se disant advienne que pourra. J'étais un idéaliste (déjà) et j'avais certainement l'impression que j'allais enfin aller vivre dans un milieu où tout serait parfait. Mais j'avais déjà un esprit critique et surtout un grand désir de justice. Je disais tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Résultat, après trois mois d'un régime que je vais décrire, je fus tout simplement renvoyé définitivement chez mes parents

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31/05/2006

Ces vieilles machines à écrire

Je ne vais pas dire que j'ai connu tous les types de machines. Mais lorsque j'étais à l'école commerciale, mes parents m'avaient acheté une machine d'occasion pour pouvoir faire mes exercices pour pouvoir arriver à une certaine vitesse de frappe. Je ne me souviens plus de la marque mais du prix. Elle avait coûté 500 FB de l'époque. Elle fut remplacée par la nouvelle machine Royale semi-professionnelle que mon père me paya juste après mon service militaire et quelques semaines avant sa mort. Lors de mon premier emploi, j'ai eu affaire à une électrique mais dont je puis dire, il ne fallait pas la tremblotte pour s'en servir. Il suffisait à peine d'effleurer les touches pour qu'elle marque un caractère même non désiré. D'où l'usage de gomme que je fis pendant ces mois de travail

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30/05/2006

mon premier emploi

Comme je l'ai dit, mon premier emploi me fut procuré par l'école, qui bien qu'école privée avait une très bonne réputation sur la place. Mon premier emploi fut loin d'être enthousiasmant. J'avais, comme je l'ai déjà dit, été préparé pour la correspondance concernant le commerce de la laine et je me retrouvais dans une usine pompes et chaudières. Le côté intéressant de l'affaire, c'est que je dus enrichir mon vocabulaire. Le secrétaire qui m'initiait m'avait ouvert des dossiers de lettres types en anglais et en allemand que je comparais avec des lettres du même genre en français. Il m'avait inviter de m'y ponger à chaque occasion que je disposais de moments creux. Et les moments creux, dans cette entreprise, je n'en ai pas manqué. J'appris plus tard que j'avais été engagé sous un coup-de-tête du patron, un jour où il y avait un peu plus de travail que d'habitude. Et dès mon arrivée, je portai la poisse, car le travail se mit à diminuer. Lorsque que se terminèrent les trois mois d'essais prévus au contrat, je donnai moi-même mon préavis. En dehors d'une ambiance parmi le personne assez bonne, je m'étais copieusement ennuyé. J'ai usé toute une gomme pour réparer mes fautes de frappes, c'est le souvenir le plus cuisant que j'en ai ; car à l'époque, le corrector, sous aucune forme, n'existait pas

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29/05/2006

Je n'ai pas encore compris

Je trouvais que le professeur/directeur de notre école avait quelques ressemblances avec Jean-Paul Belmondo (bouche et nez du même type). Mais les jeunes filles avaient un jugement très tranché. Elles trouvaient que Belmondo était beauuuuu et le prof était moche. Et pour cela je dis que je n'ai toujours pas compris comment fonctionne la psychologie féminine. Ni même sur quel critère on peut établir la beauté. Les clichés stupides ne manquent pas. Exemple : une belle blonde est forcément bête... Faut pas rêver. La couleur des cheveux ou de la peau n'a rien à voir avec l'intelligence (heureusement). Je connais des blondes très intelligentes

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28/05/2006

La méthode des cours de langues

Très souvent dans nos écoles, les cours de langues étrangères ne sont pas toujours bien orientées suivant les besoins. Dans cette petite école commerciale, le professeur avait décidé de nous inculquer les bases de l'anglais et de l'allemand commercial en usage dans notre région lainière. J'ai donc appris pendant un an tous les mots qu'on peut utiliser concernant le travail et le commerce de la laine. Quand je fus diplômé, je trouvai grâce à l'école un travail dans un bureau d'une usine où l'on fabriquait... pompes et chaudières. J'ai dû apprendre un tout autre vocabulaire. Mais cela me rappelle les cours d'allemand que j'avais reçu auparavant où nous aurions été incapables même de demander notre chemin, ne fut-ce que pour nous rendre à la gare si nous étions perdu dans une ville allemande. Nous avions appris des poèmes (que d'autre part j'aime énormément)

09:11 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |