30/11/2005

Le théâtre wallon

Dès l'âge d'un an et demi, m'a mère me conduisit chaque dimanche d'hiver au théâtre wallon. Le français, en tant que langue usuelle nous la parlions avec notre intelligence ; mais le wallon nous le parlions avec notre coeur et avec notre tripes. C'est vrai que la jeune génération a beaucoup perdu la maîtrise de cette langue maternelle. Je sais encore la parler aujourd'hui ; mais je n'ai plus souvent l'occasion de la parler. Je suis né à Verviers tout à l'est de la Belgique ; et je vis à présent dans la région du centre, où le dialecte est assez différent. Et il m'arrive très souvent que lorsque je me parle à moi même c'est dans ce wallon de Verviers que je parle. Si je m'énerve, c'est en cette langue que je le fais. Et combien j'aime chanter ses chansons folkloriques ou relire des coupures de journaux que j'avais découpées dans le journal local, on y parlait de folklore, de coutumes, on plaisantait dans cette langue si riche et si chantante à nos coeurs. J'ai connu une période, où il y avait trois théâtre wallons qui se faisaient concurence chaque dimanche, j'y ai vu pendant près de 15 ans tout le répertoire des pièces dramatiques, des opérettes, voire même certains operas et autres oeuvres qui permettait de savourer cette langue qui est la nôtre

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mémoire d'enfant, mémoire d'enfance

Comme c'est bizarre qu'il semble parfois que les souvenirs de notre petite enfance sont quelque peu occultés. Et j'avoue que je ne me souviens que vaguement de certaines choses avant l'âge de 4 1/2 ans ; âge auquel je suis entré à l'école maternelle. Première grande séparation d'avec ma mère. C'est peut-être pour cela que je m'en souviens si bien : un premier arrachement.
Voir tant de nouveaux visages en une seule fois. Pour la première fois voir une dame autre que sa maman qui vous donne un ordre, qui vous fait parfois faire des choses que vous n'aimez pas faire. Et j'étais bien résolu : tant que je ne serais pas à la grande école, je n'écrirai pas une lettre. Et pendant cette année-là, je maintins mes positions fermes. Je le ferai quand je serai à la "grande" école. Ce ne fut pas long à attendre puisque j'y entrai à 5 1/2

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29/11/2005

A pied

Vint pour moi le temps des premiers pas. Il paraît que j'ai marché à 11 mois.  Ce qui devait réjouir mon gra^nd-père qui était un inlassable marcheur. Arrivé à l'âge de 75 ans il faisait encore sa moyenne de 25 km à pied chaque jour. Je ne comprends pas qu'il n'ait pas vécu plus vieux que 76 ans. Lorsque j'avais 18 mois, il m'emmena faire ma première ballade. Il paraît que j'ai marché longtemps sans me plaindre. Pour me récompenser mon grand-père m'acheta un cornet de glace ; et c'est en suçant cette glace que je fus de retour à la maison. Mon grand-père faisait mes louanges. C'est un enfant, qui sait déjà marcher sans se plaindre. Ce que mon grand-père n'avait pas vu...c'est qu'il était arrivé une petite catastrophe. J'avais fait en marchant un petit "gâteau" au fond de ma culotte. L'histoire s'est terminée par un bon bain

16:30 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La rue de mon enfance

Je ne suis pas né dans les beaux quartiers. On peut dire que la rue où je suis né était une rue malfamée. Et oui, sous la façade de cafés, s'était une rue où sévissait la prostitution sous toutes ses formes. Les dames en hiver étaient en vitrine, beaucoup moins dénudées qu'elles ne le sont aujourd'hui. Lorsque venait le bon temps, elles s'asseyaient à la terrasse des cafés attendant le client éventuel. Il y avait parfois des occasionnelles qui recevaient chez elles sans avoir une enseigne quelconque indiquant leur profession. Je me souviens particulièrement d'une qui m'aimait beaucoup ; il paraît que j'étais un enfant adorable. Quand elle avait fait de bonnes affaires, il lui arrivait même de me payer des illustrés. Avec le recul du temps, je suis même étonné que ma mère ne s'était pas offusquée. Maman était orginaire d'un milieu ouvrirer ayant une mentalité petite bourgeoise. Elle pensait toujours qu'il fallait viser plus haut que soi dans ses fréquentations. Et je pense qu'au fond d'elle-même, elle ne devait pas bien admettre cette "licence" qui s'étalait sous nos yeux. Lorsque j'ai grandi, je n'ai jamais fait appel aux services de ces dames ; mais je n'ai jamais eu cette condescendance qu'avaient les gens bien pensants

10:21 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2005

Le chant

Bien que je ne sois pas musicien, j'aime beaucoup chanter ; car depuis ma tendre enfance, j'ai entendu ma mère et mon grand-père maternel chanter. Mon grand-père était un grand amateur d'operas et d'opérettes. Ma mère chantaient de vieilles chansons, dont une m'a inspiré un peu le nom de mon blog. "Lorsque j'étais enfant, je croyais que la vie était un long sentier tout parsemé de fleurs. Mais mon rêve fut court sur la route fleurie et je connus bientôt le doux parfum des fleurs. Dans un étroit sentier, dans un vieux cimetière, avec mon père un soir, je plantais une croix ; et là j'appris alors, je n'avais plus de mère et j'ai pleuré pour la première fois." Quand ma mère chantait cette chanson, elle y mettait une telle émotion qu'il lui arrivait de pleurer.

23:30 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mes parents

Ils se sont connus qu'ils avaient 17 ans. Mon père était venu habité dans le village natal de ma mère. Et ils avaient eu l'occasion de faire plus ample connaissance au bal du village, chaperonnés par ma grand-mère maternelle (époque oblige...nous sommes en 1925. Mais ils semblaient ne pas être trop pressés, ils marièrent en 1932. Ils furent heureux et n'eurent pas beaucoup d'enfants. C'est triste, je suis fils unique. J'ai vu le jour comme je le disais il y a quelques jours en 1945. Ils avaient tous deux 37 ans. Tous deux issus d'une famille de quatre enfants ; mon père avait une soeur et deux frères ; ma mère deux frères et une soeur. La famille de ma mère a pratiquement disparu...un de ses frères avait une fille qui mourut renversée par une voiture alors qu'elle n'avait que 12 ans. L'autre frère, on ne savait pas exactement ce qu'il était devenu : sinon qu'il avait épousé une veuve déjà mère de famille nombreuse. La soeur de ma mère a eu un fils de 14 ans mon aîné, mort depuis plus de 10 ans. Du côté de mon père, c'est vraiment une famille digne d'un grand arbre généalogique : le frère aîné de mon père a eu six enfants. la soeur aînée trois enfants, quant au frère cadet, il n'avait officiellement qu'un fils, mais on lui prêtait d'autres paternités.

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27/11/2005

bavard comme une pie

C'est en général ce qu'on dit lorsque quelqu'un n'arrive pas à s'arrêter : il est bavard comme une pie. Dès que je su parler ma mère avec l'habitude de me dire que j'avais été vacciné avec une aiguille de phonographe. Ces bons vieux tourne-disques dont il fallait changer l'aiguille assez régulièrement pour avoir un bon son - je n'ose pas dire un son impeccable ; ce n'était pas encore le temps de la HiFi, du numérique et que sais-je encore...
De toute façon, à un an et demi je tenais déjà conversation et ça ne me semble pas invraisemblable ; car la deuxième de mes filles a suivi mes traces, en ce domaine tout au moins


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