31/12/2005

mes voeux aux lecteurs


11:00 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Premier contact avec la religion

Mes parents n'avaient pas hérité de la foi de leurs ancêtres, c'est le moins qu'on peut dire. Ils affichaient un athéisme, qui avec le recul du temps, me semble plutôt de l'agnosticisme. les parents de mon père, et particulièrement ma grand-mère, pouvaient être qualifiés de plus catholiques que le pape. Pour ne pas se mettre trop en contradiction avec la famille et les usages, mes parents m'avaient fait baptiser quand j'avais trois semaines dans l'église paroissiale la plus proche de notre domicile. J'allais avoir mes sept ans et le moment était venu de me faire faire, comme on disait alors, ma communion privée. J'avais jusque là peu fréquenté les églises puisque mes parents n'y allaient pas eux-mêmes. J'étais à la fois étonné par les leçons préparatoires que vint nous donner le curé, à moi et à tous les enfants de mon âge réuni et par le brillant des dorures de l'autel et des cierges qui apportaient un peu de chaleur à la froideur de l'édifice. A l'époque, il y a plus de 50 ans, assister à la Messe dans une église bien froide faisait partie des mortifications recommandées (et dans ce cas-là je dirais même imposée) aux fidèles. Mais j'étais conquis, j'avais trouvé ainsi quelque chose qui manquait à la maison : la spiritualité, sous la forme la plus répandue dans notre pays. Et c'est donc en toute ferveur que je fis ma première communion - même si ce terme première était plutôt réservé à la communion solenelle que je ferais plus tard vers l'âge de 11 1/2 ans. Un repas modeste s'en suivit...ce n'était que privé

10:30 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/12/2005

Encore une excursion

Aujourd'hui, si vous me confiez un secret, je serai une tombe. Mais il n'en était pas de même lorsque j'étais enfant. L'école avait décidé de nous emmener une journée à la mer. Mais comme il fallait traversé tous le pays, on devait nous y conduire par train-radio. C'était un train qui diffusait de la musique tout le long du voyage. Mais emmener toute une bande de jeunes enfants et les surveiller tous dans le train, c'était autrement difficile que dans un car. C'est pourquoi le personnel enseignant avait projeté de convier les parents à les accompagner ; comme cela, les institutrices n'auraient plus qu'à surveiller les enfants dont aucun des parents n'avait pu se libérer. Ma mère, bien entendu, accepta l'invitation et nous eûmes quelques heures de liberté. Papa étant retenu par son travail. Nous décidâmes de lui rapporter un petit souvenir. Notre choix, à maman et à moi : un beau canif multi-fonctions. Quand nous revinmes à la maison. Lorsque, je vis mon père, je m'empressai de déclarer : "Nous t'avons rapporté un canif, il a coûté 120 FB (dans les années 50)

10:29 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/12/2005

les processions

Le catholicisme, d'il y a 50 ans, organisait des processions dans chaque paroisse. Elles n'avaient pas lieu toutes en même temps. Mais lorsqu'elles étaient organisées dans notre rue, chacun y allait pour garnir sa fenêtre en l'honneur du "saint-sacrement" qui passait sous le dais. Mes parents qui, depuis le début de leur mariage, avaient cessé toutes pratiques, se faisaient cependant un devoir de ne pas être les derniers à garnir et comme ma mère avait l'art de fabriquer des fleurs artificielles, on pouvait dire que c'était souvent très réussi. Je me souviens particulièrement, d'une année, où nous avions eu droit à une procession septennale, où ma mère avait ressorti toutes ces statues qui ornaient les chambre : le sacré coeur, la vierge de Lourdes et Thérèse d'Avila qui mesuraient chacune près d'un mètre. Ma mère avait fabriqué des couronnes de fleurs qui entouraient chacune des statues ; les roses étant de couleurs différentes pour chaque statues (couleurs choisies suivant les fantaisies de ma mère et non selon les couleurs attribuées généralement à ces objets du culte catholique)

10:56 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2005

ma première excursion

C'était la première fois que j'allais partir sans mes parents quelque part. Mon père avait déjà bien de la peine de m'emmener seul, sans ma mère. Mais cette fois-ci, ni l'un ni l'autre ne m'accompagnerait. J'avais pourtant près de 6 ans et le voyage prévu était à...Spa. Spa-Verviers, si vous regardez sur une carte, la distance n'est pas bien grande. Même si nous étions pas encore à l'époque des autoroutes. Je ne me souviens plus très bien comment s'était passée la journée. Le souvenir est trop lointain. Quelques larmes versées le matin...c'était normal. Et je sais que le soir, je suis revenu fièrement avec le petit cadeau souvenir que j'avais rapporté à mes parents et qui trôna pendant des années aux murs de la cuisine. Une vue de Spa collée sur un morceau de bois et entourée de petites pierres colorées. Je ne sais pas ce qu'est devenu ce premier achat indépendant (sous la surveillance de l'institutrice qui ne m'avait pas permis de dépenser plus...j'aurais voulu rapporter un cadeau pour papa et un cadeau pour maman) ; mais j'ai l'impression que si je retournais à Spa aujourd'hui, si ce genre de souvenir existe encore, je pense que j'en rachèterais un semblable par nostalgie

09:29 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/12/2005

mon entourage

Il y avait bien sûr mon père, ma mère, mon grand-père maternel. Et puis dans un village, mes grands-parents paternels. Mon grand-père paternel, je n'en ai pas beaucoup de souvenirs, il mourût lorsque j'étais encore un tout petit garçon. Ma grand-mère paternelle, je l'ai connue, comme je l'ai déjà dit, jusque l'âge de 7 ans. Ma grand-mère maternelle était déjà morte, cinq ans avant ma naissance, en 1940, quelque temps avant la déclaration de guerre. Les voisines ont constitué mon entourage et l'une d'entre elle m'a servi de substitut de grand-mère. Pour le reste de la rue, ce n'était pas l'entourage traditionnel. Je suis né dans une rue mal famée, où au milieu des petites boutiques de quartier (épiceries, merceries, etc...), il y avait des cafés louches, où l'hiver les dames s'exposaient (plus pudiquement qu'aujourd'hui) en vitrine ; au bon temps, elles s'asseyaient à la terrasse des cafés pour attirer le client, dévoilant à ma jeunesse insouciante une partie de leurs charmes. L'une de ses dames m'avait pris en affection et me payait de temps à autre un magazine... Et pourtant, je ne suis pas devenu proxénète

09:54 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/12/2005

Ah les beaux dimanches

Le dimanche était le seul jour chômé de la semaine dans les années 50. Et nous avions l'habitude ma mère et moi durant l'hiver de nous rendre dans l'un des théâtres wallons de la ville. Mon père de son côté préférait le football. La tolérance ayant toujours une qualité essentielle de mon père, il concevait très bien "à chacun ses plaisirs". C'est vrai que la véritable raison était qu'il faisait trop froid pour amener le petit sur un terrin de foot. A l'exception d'une année, où quand même mon père tenta de m'initier aux joies du spectacle footballistiques, j'accompagnai ma mère voir le répertoire wallon et ce, jusque l'âge de 15 ans.

10:22 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |