06/01/2006

L'amie de ma mère

Ma mère avait une amie très chère, qui nous fut très proche jusqu'à sa mort. Je me souviens qu'elle venait presque chaque semaine à la maison dîner (déjeuner pour les français) avec nous. C'était le jour des frites, parce qu'elle les adorait. Mais j'avais pris involontairement avec cette dame une très mauvaise habitude. Lorsque je faisais toutes mes maladies d'enfant, la semaine suivante, elle faisait téléphoner pour faire savoir qu'elle ne pouvait pas venir, ayant attrapé ma maladie d'enfant... elle les attrapa toutes sans exceptions, car elle n'était pas du tout immunisée n'ayant fait aucune d'entre elles lorsqu'elle était enfant. Elle n'avait pas elle-même eu d'enfant et me prodiguait une affection qu'en dehors de ma mère, personne ne me prodiguait. C'était une femme très douce, que je n'ai jamais vue s'énerver. Elle avait un visage joufflu qui augmentait cette bonhommie et rosé comme celui d'une personne vivant au grand air. Elle avait épousé un homme un peu plus âgé, grand et très mince, les joues creuses. Et malgré l'apparence, elle avait une santé quelque peu fragile par rapport à son mari. Mais le côté amusant de cette hsitoire, c'est que chaque fois qu'elle faisait appeler le médecin pour elle. Lorsque celui-ci pénétrait dans leur appartement, il s'adressait au mari,trompé par son aspect si maigre et son teint pâle, en lui demandant : "Qu'est-ce qui ne va pas monsieur ?"

08:09 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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