18/01/2006

La communion

Mes parents avaient donc décidé que je ferais ma communion. Et je me souviens que nous discutions avec des copains d'école de nos motivations. La plupart avouaient que s'ils faisaient leur communion c'était, sans aucun doute, pour recevoir des cadeaux. Pourtant, les cadeaux que l'on recevait à l'époque étaient bien modestes : un porte-plume réservoir, un album photo, un petit appareil photo, avec lequel on pouvait faire modestement 8 photos, une montre (qui était souvent un des objets les plus importants). Je la faisais parce que j'y croyais. Mes parents avaient un autre but. Il avait dit à maman, je ne sais pas si nous serons encore vivant pour le mariage du petit, alors, il faut faire une grande-fête. Et pendant des mois (voire peut-être des années), ils avaient économisé pour pouvoir mettre les petits plats dans les grands. Le dimanche midi, mes parents avaient invité quarante adultes. Et il y eut à manger et à boire à volonté. Le lundi, avait lieu ce que l'on appelait un café d'amis. Le jeune communiant recevait pendant quelques heures ses amis. Ce jour là il y eu 50 personnes (enfants et quelques adultes, dont certains n'avaient pas attendu l'invitation. Et quand je dis qu'il y eut à manger, je n'exagère nullement, car le vendredi, nous mangions encore les (beaux) restes. Mon père était heureux, et il eut bien raison, car quand je me suis marié 15 ans plus tard, il n'était déjà plus de ce monde

09:03 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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