24/01/2006

mes chaussures

Mon grand-père maternel était cordonnier. Lorsque j'étais enfant, j'entrais dans le petit atelier qu'il s'était amenagé dans la grande mansarde de la maison. C'est là qu'il réparait nos chaussures quand elles étaient usées. Il y avait bien longtemps qu'il ne travaillait plus comme artisan. Je l'ai encore connu se rendant à l'usine de chaussures chaque matin. Mais il avait gardé le soucis du travail bien fait. Et quand venait le moment de m'acheter de nouvelles chaussures, il disait à ma mère de ne pas lésiner sur la qualité. Ce qui, pour lui, voulait dire des chaussures en cuir. Pauvre de moi, c'était mon cauchemard. Chaque fois qu'on m'achetait de nouvelles chaussures, mes pauvres pieds avaient de la peine à s'habituer. Je me souviens encore des sparadraps que ma mère était obligée de me coller à chaque cloques que je me faisais aux pieds. Pour moi, nouvelles chaussures était synonyme de souffrance. Quand je suis devenu adulte, j'ai définitivement renoncé aux chaussures de cuir. La seule fois, où j'ai fait une exception à cette règle, je m'en suis repenti pendant des mois, jusqu'à ce que j'offre ces chaussures à un ami qui aimaient ce genre de souliers

07:54 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.