29/01/2006

La menuiserie

J'avais, comme on disait, une bonne tête - c-à-d une bonne mémoire - Mais comme j'étais assez maladroit de mes fins, mes parents m'envoyèrent le mercredi après-midi et le samedi après-midi, pendant les deux dernières années de primaires à la menuiserie. Un instituteur initiait tous les garçons à travailler un peu le bois. J'arrivais au bout de mes ouvrages, mais, à bien réfléchir, je pense que l'instituteur me donnait un sérieux coup-de-main pour les finitions. Certains on peut-être trouvé là leur vocation. Ce ne fut pas mon cas. Je me souviens du premier ouvrage, une planche à pain, que ma mère exhiba fièrement et se servit dans le ménage. Je fis également un dessous-plat, un petit banc, que l'on appelait dans le dialecte de ma région "passette". Ce fut l'ouvrage le plus élaboré que je fis. D'autres plus rapides et plus habiles firent d'autres objets au courant de ces deux années scolaires. Je sais grâce à cela planter un clou (+ ou -, ne nous vantons pas ) et surtout "scier" mon pain droit, puisque très souvent je fais mon pain moi-même et ne possède pas de couteau électrique ou de coupe-pain

07:11 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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