01/02/2006

ma plus grande frustration

J'avais un ami, d'un an mon cadet, qui était fils unique comme moi. D'un milieu social assez modeste à qui les parents avaient acheté un train électrique. Mais quand j'allais chez lui, j'en ressortais toujours frustré. Il était très rare que je puisse toucher au train. Je devais me contenter de le voir rouler et même avec le recul, je me rends compte que mon copain était vis-à-vis de son train d'une possessivité excessive. Je n'étais pas un enfant destructeur. Je prenais soin du peu que j'avais. Et j'aurais voulu avoir moi aussi mon train électrique. D'une part, mes parents n'en avaient peut-être pas les moyens et d'autre part, où aurais-je pu l'installer. La pièce où nous vivions, comme c'était la coutume à l'époque de ne chauffer que la cuisine, serait devenue trop exigüe. Il y aurait bien eu une partie du grand grenier où mon grand-père avait fait son atelier de cordonnerie ; mais il aurait certainement eu peur que je n'aille jouer avec ses outils ou que je les utilise comme marchandises pour agrémenter les trains de transports. Je dus me contenter d'un petit train mécanique qui ne prenait même pas la place d'un tiers de la table de la cuisine. J'aurais voulu combler ce vide quand j'ai eu des enfants, mais pour des raisons d'exiguité et également à cause de mes fréquents déménagements, le train est resté du rêve que j'ai comblé plus tard par de nombreux voyages en train - voyages touristiques ou professionnels

07:46 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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