02/02/2006

A bicyclette

Quand ma grand-mère paternelle tomba malade, une trombose qui la rendit aveugle et paralysée. Elle ne voulut à aucun pris venir habiter chez mes parents, car mes parents habitaient la ville et ma grand-mère ne pouvait supporter cette idée d'aller y vivre. Comme elle ne supportait pas non plus son gendre, elle ne voulut pas aller, chez sa fille ma tante Marie. Les deux frères de mon père se partagèrent la tâche. Elle resta dans un premier temps dans sa maison, car le jeune frère de mon père vivait dans la maison voisine. Puis un jour, mon oncle décida de racheter la maison de sa mère. Il voulu faire quelques transformations. On ne pouvait pas laisser ma grand-mère "manger" de la poussière ; elle partit donc pour plusieurs mois habiter chez son fils aîné, qui avait une belle grande famille de 6 enfants. Elle fut donc bien entourée. Cependant, ma grand-mère ne supportait pas trop d'être là non plus. Elle n'avait pas non plus un amour immodéré pour cette belle-fille (lui en voulut-elle d'être étrangère ; ma tante était hollandaise d'origine, elle avait connu mon oncle, alors qu'elle était en service dans une famille belge où elle était venue pour apprendre le français. A l'époque, dans les années 1939, on disait encore : se mettre en service ; aujourd'hui, on parle de jeune fille au pair. L'expression sonne moins servile, mais le boulot est le même. Pour mois, je garde un souvenir inoubliable de cette tante, qui manifesta toujours un accueil que je ne ressentais pas aussi chaleureux chez les autres memebres de la famille paternelle) Il y resta donc environ six mois. Mon père chaque fin de semaine, désirait aller voir sa mère et m'emmenait avec lui. Comme nous n'avions pas de voiture, il m'installait dans un petit siège-panier adhoc à l'arrière de sa bicyclette. Et on partait en évitant les grands routes, par les petits chemins, jusqu'à ce que nous arrivions chez mon oncle

08:14 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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