12/02/2006

Le vieux Charles

Personne ne lui connnaissait d'autre nom que celui-là. C'était un brave homme légèrement retardé mentalement : un simplet. Je ne l'ai jamais vu marcher normalement ; il courait toujours prêt à rendre service moyennant un petit pourboire. Emaillant toutes ses conversations de jurons intempestifs comme si, ces invocations donnaient plus de poids à ce qu'il disait. Et il employait ce vocabulaire aussi bien pour dire : "qu'il fait froid"  ou "qu'il fait chaud". Personne ne lui connnaissait de famille. Tout le monde aimait cet homme qui ne faisait de mal à personne. Il n'effrayait pas non plus les enfants que nous étions. Je pourrais presque dire qu'il faisait partie du paysage. J'étais déjà un jeune homme quand il a disparu. Depuis quelques temps on le voyait moins. Il avait dû entré dans un home. Puis, discrètement un jour, il a tiré sa révérence

08:53 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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