13/02/2006

Monsieur et Madame Antonio

Je n'ai jamais connu leur nom de famille. La dame était belge. Le monsieur d'origine italienne avait gardé un fort accent de son pays. Ils tenaient une friture juste en face de chez mes parents. Elle était la gentillesse même. Son mari était un homme jovial, qui s'amusait d'un rien. Elle me sauva la vie alors que j'avais un an et demi. J'avais attrapé un mal qui à l'époque pouvait être mortel et dont on n'entend dans nos pays seulement parler à propos du vaccin préventif : la coqueluche. Je toussais à fendre l'âme et moi, qui au départ n'était pas gros, j'étais devenu squelettique. Les médicaments ne faisait rien et mes parents envisageaient, ce qui pour l'époque paraissait quelque chose de quasi périlleux : un baptême de l'air. Mais Madame Antonio vint trouver ma mère et lui conseilla un remède plutôt inattendu : un jus de citron et une gousse d'aïl écrasée dans le jus de citron avec un peu de miel ; le tout à boire à jeûn jusque l'extinction de la toux et de la disparition du "chant du coq". Le remède fut efficace, et je l'utilise encore 60 ans plus tard quand je suis atteint d'une tout persistante

09:38 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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