15/03/2006

Mon premier professeur de latin

Petit bonhomme, moustache et démarche à la Charlot ; ce qui lui valut d'abord son surnom. Il nous faisait découvrir avec passion la langue matrice de la nôtre. Prenant parfois des airs sévères, il était le bon papa qui nous permettait d'intégrer plus aisément le monde de l'école secondaire. Nous avions été pendant six ans dans le cocon des instituteurs et institutrices primaires. Les premiers moments lorsqu'il nous interrogeait au tableau et que nous avions des lacunes dans notre mémoire, il nous renvoyait à notre banc en criant : "zéro", ce qui mettait le pauvre élève dans un état de décomposition au bord des larmes. Et quand l'un d'entre nous les laissait couler, il était le premier à le consoler. Personne d'entre nous n'échappa au : "zéro" ; mais personne ne vit jamais ces zéros influencer la note finale du trimestre

08:12 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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