25/03/2006

Mon troisième prof de français

Aussi alcoolique que le deuxième, il lui était cependant supérieur en ce fait que, malgré l'état avancé où il se trouvait parfois, il gardait toute sa lucidité. Et il n'avait pas son pareil pour nous faire découvrir la littérature et en particulier le théâtre. Une des leçons les plus marquantes fut celle à propos de "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand. Il possédait un appendice nasal qui aurait rendu un acteur jaloux ; car il aurait pu jouer le rôle de Cyrano sans rien ajouter. Et je le vois encore nous lisant avec expression la tirade des nez, où à chaque vers il pointait l'objet central. Et je ne peux encore aujourd'hui,  près de 50 ans plus tard, ni relire, ni revoir cette pièce sans penser à lui

08:36 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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