05/04/2006

Le professeur de religion protestante

Mon troisième professeur de religion marque un tournant dans ma vie, parce que c’est le premier protestant. Ne croyez pas que ce fut la joie de la découverte. J’étais passé quelques temps auparavant au protestantisme. Mais ce cours était profondément ennuyeux. Notre enseignant était loin d’être un pédagogue. Son cours consistait surtout à nous faire écrire pendant les deux heures semaine que nous avions à le subir. De plus, la matière au départ nous semblait tout à fait rébarbative. A l’époque, le cours de religion protestante n’avait pas un programme bien défini et dépendait souvent de l’imagination de celui qui le dispensait. Il avait donc décidé de nous faire ingurgiter l’histoire des Conciles. Nous n’en avions rien à cirer. Sur trois élèves, nous étions trois venant du catholicisme, alors l’histoire des Conciles…pfff !!! Nous lui avons dit que nous serions plus intéressés par un cours d’introduction à la Bible : il s’exécuta ; mais le cours était toujours aussi ennuyeux, surtout pour notre poignet ; car nous n’arrêtions pas une minute d’écrire. Nouvelles récriminations de notre part : nous lui demandâmes s’il n’existait aucun manuel. Il se renseigna auprès de l’école et nous sortit un manuel scolaire qui avait vu la guerre. Nous trouvions le cours à pleurer ; ce qui donna l’idée à un élève de venir au cours avec une petite capsule qui contenait un produit lacrymogène. Comme en général, à l’époque, le cours de religion protestante était – et je crois que c’est encore ainsi – un cours minoritaire, on nous choisissait des locaux à peine plus grand qu’un placard à balais. Vous voyez d’ici le résultat. La capsule lacrymale ne fonctionna pas tout de suite, mais l’heure suivante…les pauvres élèves qui nous succédèrent purent trouver le cours à pleurer : au propre et au figuré

09:29 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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