10/04/2006

Il n'y a pas que la Belgique

 

Lorsque j’ai, pour la première fois dans mon enfance, quitté  la Belgique, c’était pour me rendre en Allemagne, quelques années après la guerre. Je me souviens de Cologne (Köln) et Aix-la-Chapelle (Bad-Aachen) complètement dévastées. Cologne, je garde le souvenir de cette cathédrale qui semblait de se dresser au milieu de ruines. Aujourd’hui, cette même cathédrale, est presque perdue dans les constructions modernes qui l’entourent en commencement seulement par la gare si proche. Pour moi, découvrir l’Allemagne lorsque j’étais enfant, ce n’était pas seulement découvrir un pays en ruines ; mais c’était également découvrir que l’on pouvait parler, se réjouir, s’énerver, se fâcher, s’attendrir dans une autre langue que celles que j’avais l’habitude d’entendre tous les jours : le wallon et le français. Je découvrais, en écoutant l’homme de la rue, la langue de Goethe. Cette langue qui aurait pour moi le parfum de la poésie et non plus l’évocation de bruits de bottes, comme ce fut deux fois le cas pour mes parents, qui avaient hélas connu les deux guerres. La langue allemande, c’est pour moi le romantisme et non les vociférations d’un caporal frustré

08:49 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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