22/04/2006

Il portait bien son nom

Comme je l'ai déjà raconté, j'avais souvent des démêlés avec le curé de la paroisse. J'avais déjà fait ma communion depuis au moins deux ans. Quand le curé, vu ma petite taille, m'avait pris pour un futur communiant et m'avait passé un savon parce que j'occupais selon lui une place dans l'église qui était réservée aux adultes. Cette fois-là, je partis vexé ne sachant vraiment que faire !!! J'allais chez un de mes meilleurs amis qui fréquentait non seulement le collège mais également continuait à servir la messe chez les bons pères. Il me communiqua les heures des messes dominicales, qui étaient d'ailleurs plus nombreuses qu'à la paroisse et qui étaient fréquentées par certains intellectuels qui préféraient la teneur des sermons à celle des paroisses où les prêtres n'étaient pas toujours formés à l'art oratoire. Lorsqu'on voulait se confesser, il suffisait de regarder les noms des confesseurs disponibles et de sonner un certain nombre de fois suivant le confesseur désiré. Comme le seul père que je connaissais par son nom était absent, je sonnais une fois et vit apparaître quelques minutes plus tard, un homme d'une assez grande stature. Il se montra affable et tout de suite, je sentis le courant passer. Son nom, d'habitude je ne cite pas le nom des gens, mais comme je n'ai vraiment rien de négatif à dire...puis, les années ont passé : il s'appelait "Crèvecoeur". Cela ne s'invente pas. Je ne voudrais pas faire de mauvais jeux de mots ; mais ses paroles m'allèrent droit au coeur. Et peut-être que si je n'avais rencontré que des hommes de cette trempe, serais-je resté dans le giron du catholicisme

10:46 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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