29/04/2006

la fièvre ça se soigne

Lorsque j'étais enfant et que je faisais de la fièvre, il m'arrivait souvent de chantonner. J'avais le sentiment que cela me soulageait. Et ma mère faisait invariablement le commentaire suivant : "un malade qui lui va bien, il chante".

J'avais déjà entendu dire que la musique adoucit les moeurs ; mais que le chant fait tomber la fièvre, c'est une nouvelle thérapie

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27/04/2006

J'ai appris à nager

C'était une première à l'époque, les élèves des écoles communales de notre ville allaient se retrouver avec des cours de natation obligatoire. Les méthodes étaient parfois bizarre ; mais j'ai quand même appris à manger. Le responsable restait habillé en col et en cravate au bord de la piscine et nous administrait un coup sur la tête avec une longue perche - ce n'était pas de la brutalité ; mais c'était quand même assez amusant... avec le recul du temps. Je pense cependant que lui-même savait nager. Heureusement, très rapidement, il passait la main à son assistant, qui lui au moins, était en short. C'était psychologiquement plus rassurant. C'était une vieille piscine privée et la ville après quelques années construisit une piscine moderne avec toutes les garanties de sécurité qui n'existait pas dans l'ancienne piscine

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26/04/2006

La trombe d'eau

Lorsque j'étais encore à l'école primaire, une trombe d'eau s'abattit sur Dison, faubourg de Verviers : bilan plusieurs morts dont une petite fille qui avait fréquenté la même école maternelle que moi. Je me souviens qu'il avait plus copieusement sur la ville. Et je ne sais comment, le bouche à oreille annonça, que l'eau déferlait comme un fleuve en furie. Je partis avec ma mère pour voir arriver l'eau venant de Dison. Ce fut un spectacle iréel : comme si on assistait à la marée montante. Lorsqu'on vit que l'eau se rapprochait rapidement, la plupart des gens s'enfuirent au-delà du Pont du Chêne. Heureusement l'eau ne dépassa pas le pont, cette fois-là. L'eau tomba en cascade dans la Vesdre.

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25/04/2006

Suivez-moi au poste

L'Armée du Salut étonne au premier abord. Leur lieu de culte ne s'appelle ni église, ni temple, mais tout simplement un poste. Le deuxième étonnement est peut-être aussi les uniformes et les grades. Le pasteur méthodiste au 19ème siècle, créa cette "armée" pour prêcher la Bonne Nouvelle aux plus démunis. Il descendit avec sa troupe dans les endroits les plus malfamés et obtint des résultats assez extraordinaires, des changements de vie vraiment palpables.

Mais assistons à un service religieux, nous trouvons une certaine gaité dans les chants relevés par les accompagnement d'une fanfare ; ce qui est plus rare dans les églises protestantes traditionnelles où l'orgue est le plus souvent l'instrument de musique privilégié. Une prédication tenue par un officier ou une officière. Car l'Armée du Salut a été le premier mouvement religieux a accepter dès le départ le ministère féminin

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24/04/2006

Armée du Salut

J'avais décidé d'acheter une Bible. J'avais économisé mon maigre argent de poche. Nous étions en 1959. Mais je ne savais pas très bien à qui m'adresser pour pouvoir m'en servir. Je ne comprenais pas tellement par où il fallait commencer, ni pourquoi c'est différentes parties (ancien(!) et nouveau testament) et toutes ces subdivisions (pentateuque, prophètes, psaumes, évangiles, etc...) A quelque temps de là j'avais fait la connaissance d'un couple d'officiers salutistes, qui étaient jeunes mariés et avait un petit bébé. Je suis allé trouvé l'officier de l'Armée du Salut qui m'a gentillement expliquer comment me servir de la Bible. Cette histoire m'est revenue en mémoire, hier, assistant à un concert donné par l'Armée du Salut, où j'ai eu l'occasion de voir la veuve de l'officier, et également celui qui était le bébé (devenu un homme bien sûr)

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23/04/2006

Mais ils ne sont pas tous comme ça

Si on lit mon histoire précédente, on peut se dire que la confession, telle qu'elle est pratiquée dans l'Eglise catholique est une simple formalité. Mais certains prêtres,  - et j'ai connu un autre père jésuite qui aurait pu être classé dans cette catégorie - sont de véritables tortionnaires de leurs pénitents. Ils veulent connaître les péchés dans le détail. Le confessionnal a été utilisé, malgré le secret officiel, à des fins politiques. Certains prêtres se sont mêlé de la vie privée, s'introduisant moralement jusque dans la couche des gens ; quand d'autres n'ont pas utilisé ce moyen pour satisfaire leurs "besoins charnels" personnels. Certes, de nos jours les confessionaux se sont vidés, mais très souvent au profit des cabinets de psychiâtres. C'est une constatation que je fais et rien d'autre

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22/04/2006

Il portait bien son nom

Comme je l'ai déjà raconté, j'avais souvent des démêlés avec le curé de la paroisse. J'avais déjà fait ma communion depuis au moins deux ans. Quand le curé, vu ma petite taille, m'avait pris pour un futur communiant et m'avait passé un savon parce que j'occupais selon lui une place dans l'église qui était réservée aux adultes. Cette fois-là, je partis vexé ne sachant vraiment que faire !!! J'allais chez un de mes meilleurs amis qui fréquentait non seulement le collège mais également continuait à servir la messe chez les bons pères. Il me communiqua les heures des messes dominicales, qui étaient d'ailleurs plus nombreuses qu'à la paroisse et qui étaient fréquentées par certains intellectuels qui préféraient la teneur des sermons à celle des paroisses où les prêtres n'étaient pas toujours formés à l'art oratoire. Lorsqu'on voulait se confesser, il suffisait de regarder les noms des confesseurs disponibles et de sonner un certain nombre de fois suivant le confesseur désiré. Comme le seul père que je connaissais par son nom était absent, je sonnais une fois et vit apparaître quelques minutes plus tard, un homme d'une assez grande stature. Il se montra affable et tout de suite, je sentis le courant passer. Son nom, d'habitude je ne cite pas le nom des gens, mais comme je n'ai vraiment rien de négatif à dire...puis, les années ont passé : il s'appelait "Crèvecoeur". Cela ne s'invente pas. Je ne voudrais pas faire de mauvais jeux de mots ; mais ses paroles m'allèrent droit au coeur. Et peut-être que si je n'avais rencontré que des hommes de cette trempe, serais-je resté dans le giron du catholicisme

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