02/05/2006

Mes dernières messes

J'étais bien décidé. J'avais pesé le pour et le contre. Je lisais la Bible avec acharnement. J'avais commencé le tour des différentes dénominations religieuses que comportait ma ville. Je me fixai dans la dénomination la plus classique, celle qui me semblait le plus hériter en ligne directe de la Réforme du XVIème siècle, ce qui ne m'empêcha pas de reconnaître les qualités des autres mouvements et d'éprouver encore aujourd'hui une grande amitié pour beaucoup d'entre elles. Mais le problème était de faire admettre à mes parents ces changements. En principe, comme ils n'étaient pas croyants, et suite aux conversations que j'avais eu avec mon père, je pensai que cela se ferait sans trop de difficultés. Mais mon père, certainement pour s'assurer du sérieux de ma décision, exigea que pendant quelque temps j'aille entendre la messe avant de participer au culte dominical. Pendant quelques mois, j'assistais, bon gré mal gré, à l'une des messes matinales des pères jésuites. Jusqu'au jour, où je ne faisais plus qu'entrer dans l'église et me rendre compte du prêtre qui célébrait la messe et en regardant qui était assis dans les stalles pour savoir qui prêcherait ; car à l'époque, c'était rarement le célébrant de la messe qui en était en même temps le prédicateur

08:37 Écrit par JMG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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