31/05/2006

Ces vieilles machines à écrire

Je ne vais pas dire que j'ai connu tous les types de machines. Mais lorsque j'étais à l'école commerciale, mes parents m'avaient acheté une machine d'occasion pour pouvoir faire mes exercices pour pouvoir arriver à une certaine vitesse de frappe. Je ne me souviens plus de la marque mais du prix. Elle avait coûté 500 FB de l'époque. Elle fut remplacée par la nouvelle machine Royale semi-professionnelle que mon père me paya juste après mon service militaire et quelques semaines avant sa mort. Lors de mon premier emploi, j'ai eu affaire à une électrique mais dont je puis dire, il ne fallait pas la tremblotte pour s'en servir. Il suffisait à peine d'effleurer les touches pour qu'elle marque un caractère même non désiré. D'où l'usage de gomme que je fis pendant ces mois de travail

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30/05/2006

mon premier emploi

Comme je l'ai dit, mon premier emploi me fut procuré par l'école, qui bien qu'école privée avait une très bonne réputation sur la place. Mon premier emploi fut loin d'être enthousiasmant. J'avais, comme je l'ai déjà dit, été préparé pour la correspondance concernant le commerce de la laine et je me retrouvais dans une usine pompes et chaudières. Le côté intéressant de l'affaire, c'est que je dus enrichir mon vocabulaire. Le secrétaire qui m'initiait m'avait ouvert des dossiers de lettres types en anglais et en allemand que je comparais avec des lettres du même genre en français. Il m'avait inviter de m'y ponger à chaque occasion que je disposais de moments creux. Et les moments creux, dans cette entreprise, je n'en ai pas manqué. J'appris plus tard que j'avais été engagé sous un coup-de-tête du patron, un jour où il y avait un peu plus de travail que d'habitude. Et dès mon arrivée, je portai la poisse, car le travail se mit à diminuer. Lorsque que se terminèrent les trois mois d'essais prévus au contrat, je donnai moi-même mon préavis. En dehors d'une ambiance parmi le personne assez bonne, je m'étais copieusement ennuyé. J'ai usé toute une gomme pour réparer mes fautes de frappes, c'est le souvenir le plus cuisant que j'en ai ; car à l'époque, le corrector, sous aucune forme, n'existait pas

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29/05/2006

Je n'ai pas encore compris

Je trouvais que le professeur/directeur de notre école avait quelques ressemblances avec Jean-Paul Belmondo (bouche et nez du même type). Mais les jeunes filles avaient un jugement très tranché. Elles trouvaient que Belmondo était beauuuuu et le prof était moche. Et pour cela je dis que je n'ai toujours pas compris comment fonctionne la psychologie féminine. Ni même sur quel critère on peut établir la beauté. Les clichés stupides ne manquent pas. Exemple : une belle blonde est forcément bête... Faut pas rêver. La couleur des cheveux ou de la peau n'a rien à voir avec l'intelligence (heureusement). Je connais des blondes très intelligentes

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28/05/2006

La méthode des cours de langues

Très souvent dans nos écoles, les cours de langues étrangères ne sont pas toujours bien orientées suivant les besoins. Dans cette petite école commerciale, le professeur avait décidé de nous inculquer les bases de l'anglais et de l'allemand commercial en usage dans notre région lainière. J'ai donc appris pendant un an tous les mots qu'on peut utiliser concernant le travail et le commerce de la laine. Quand je fus diplômé, je trouvai grâce à l'école un travail dans un bureau d'une usine où l'on fabriquait... pompes et chaudières. J'ai dû apprendre un tout autre vocabulaire. Mais cela me rappelle les cours d'allemand que j'avais reçu auparavant où nous aurions été incapables même de demander notre chemin, ne fut-ce que pour nous rendre à la gare si nous étions perdu dans une ville allemande. Nous avions appris des poèmes (que d'autre part j'aime énormément)

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27/05/2006

changement de cap

J'avais passé une assez mauvaise année scolaire fortement perturbée par la grève contre la "loi unique". Je devais manifestement redoubler ma troisième latin-grec. Le jour où je suis rentré de Suisse, mes parents m'ont annoncé triomphalement qu'ils avaient trouvé une solution à mes problèmes scolaires. Un couple de leurs amis avaient une fille un an plus âgée que moi, et qui avait connu auparavant le même genre d'échecs scolaires. Ils avaient trouvé pour leur fille une petite école privée où on formait les jeunes pour le secrétariat et la correspondance en diverses langues. Mes parents avaient décider de m'inscrire dans cette école. Ce fut une année agréable. On travaillait dans une bonne ambiance. Je n'étaient pas surchargé de cours : deux heures par matières ; correspondance allemande, anglaise, française (malheureusement, on avait jugé bon de ne pas me mettre en néerlandais : on était en pleine querelle linguistique...quelle connerie). Etant donné la dégradation du niveau de l'orthographe des élèves, le prof/directeur avait ajouté deux heures de français usuel...et enfin : sténo et dactylo

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26/05/2006

Je reviens en Belgique

Fin août 1961, je prends le train de retour. Mes parents m'attendent à la gare de Verviers. Mon père me regarde sans me reconnaître... Trouvant les tarifs des coiffeurs suisses prohibitifs, je me suis coupé moi-même les cheveux, en ramenant mes cheveux vers l'avant, je me suis fait une coupe à la "jeanne-d'arc". De plus, comme il fait un peu frais, j'ai noué un mouchoir autour de mon cou. Mon père en me regardant pense que les jeunes n'ont vraiment aucune allure, avant de réaliser que ce jeune sans allure est son fils

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24/05/2006

La visite du château de Chillon

 
Comme je n'avais pas trop mal bossé (pour un petit citadin), la patronne me donna dix francs suisses et me conseilla de les dépenser en allant faire une petite excursion. Je pris donc le bâteau à Morges jusqu'au château de Chillon. Ce château est célèbre notamment parce que dans ses sous-sol fut enfermé, au XVIème siècle, pendant quatre ans, un patriote suisse du nom de Bonivard. Aujourd'hui on dirait : c'est cool : une belle promenade sur un partie du lac léman par un beau jour du mois d'août... 1961
 
 
la prison de Bonivard

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